Afin d’être toujours plus compétitives et polyvalentes, les agences immobilières ont la possibilité de se tourner vers un autre type d’activité en plus de leur activité « classique » de vente de biens immobiliers. Ces dernières peuvent ainsi faire le choix d’exercer une activité de syndic professionnel de copropriété, accédant ainsi à une source additionnelle de revenus fixes et leur permettant également de toucher de potentiels nouveaux clients lorsque le pari de l’activité syndic professionnel est réussi.

Comme toute activité dans le secteur de l’immobilier, des règles spécifiques et parfois complexes doivent être suivies scrupuleusement. Il est aussi nécessaire d’avoir une connaissance approfondie de la réglementation applicable et des problématiques récurrentes auxquelles les copropriétés doivent faire face. L’activité de syndic professionnel même si elle reste complexe du fait des nombreux défis, parfois très variés, est une activité qui permettra un retour sur investissement dès lors que les moyens suffisants y sont alloués.

1. Les modalités d’exercice

Chaque copropriété doit posséder un syndic de copropriété qui aura pour vocation l’administration de la copropriété. Deux choix s’offrent alors aux copropriétaires : choisir un syndic bénévole ou un syndic professionnel.

Si les copropriétaires optent pour un syndic bénévole de copropriété, l’un des copropriétaires sera élu comme syndic de la copropriété, au terme d’un vote lors d’une d’assemblée générale des copropriétaires. Ce dernier peut, ou non, recevoir une rémunération, en général inférieure à celle d’un syndic professionnel mais il aura les mêmes obligations et tâches que le syndic professionnel. Les différences résidant principalement dans le fait que la rémunération est en général moindre, que sa solvabilité en cas d’engagement de responsabilité peut malheureusement pour la copropriété se retrouver limitée s’il n’a pas pris une assurance de syndic bénévole et que les relations entre le syndic bénévole et les copropriétaires pourront peut-être se révéler plus compliquées, ce dernier n’ayant pas la même distance et les mêmes rapports envers les copropriétaires que l’aurait un prestataire externe professionnel.

Dans le cas du syndic professionnel de copropriété, cœur de notre article, les copropriétaires optent donc pour un professionnel spécialiste du droit immobilier et de la gestion de bâtiment. Ce dernier officiera comme un mandataire agissant au nom et pour le compte des copropriétaires, gérant tout autant les activités administratives que financières, ou bien encore l’entretien de la copropriété. De plus, son rôle le positionnera parfois dans le rôle de médiateur ou d’arbitre dans les discussions entre copropriétaires, ou de garant du respect des décisions prises par la copropriété lors des assemblées.

La mission du syndic sera encadrée par deux entités :

  • L’assemblée générale : cette entité reste maîtresse de la gestion du budget de la copropriété. Elle aura également maille à faire avec les matières touchant aux modifications d’ordre esthétique ou bien encore de statuer sur tout point concernant la copropriété. L’argent étant le nerf de la guerre et le soutien des copropriétaires étant aussi important, il est donc aisément compréhensible que le syndic doive s’efforcer de coopérer avec l’assemblée générale afin de garantir une bonne gestion de la copropriété sur le moyen et long terme.
  • Le conseil syndical : le rôle de ce conseil est de veiller à ce que le syndic exerce correctement ses activités tout au long de son mandat ainsi que de statuer sur toute décision qui n’entre pas dans le champ de compétence de l’assemblée générale. On compte parmi ces tâches : la vérification des comptes de la copropriété, la gestion des travaux mais également travailler avec le syndic lorsque la gestion de ce dernier comporte des erreurs ou n’est pas en adéquation avec les attentes des copropriétaires afin que ce dernier effectue les actions adéquates pour rétablir la situation. Il sera alors primordial que le syndic travaille étroitement avec le conseil syndical pour permettre la gestion quotidienne de la copropriété.

En sus de ces deux entités, le syndic pourra être en lien direct avec les copropriétaires. Il aura auprès de ces derniers un rôle de conseil, de support mais également d’information. Le syndic reste responsable de son activité autant devant l’assemblée générale et le conseil syndical que devant les copropriétaires.

Comme nous avons pu le voir, il est très important que le syndic ait un bon sens du relationnel avec le public et le temps nécessaire pour conduire cette activité. Le syndic sera sollicité par un panel important d’acteurs comprenant l’assemblée générale, le conseil syndical mais également les locataires ou tout autre acteur intervenant dans ou avec la copropriété. Il faut de plus être conscient que cette activité reste chronophage, en effet, chacun de ces individus ou entreprises requerra un investissement en temps suffisant. Cette gestion peut aussi s’étendre en dehors des horaires standards d’une agence, en particulier lors des assemblées générales ou des urgences qui pourront se terminer tardivement.

La conduite de cette activité demandera à l’agent ou l’agence d’être en mesure de travailler sur des problématiques tout aussi bien juridique, comptable, administrative ou bien encore des travaux techniques. La vie quotidienne d’une copropriété nécessitera donc une polyvalence et une réactivité à tout épreuve, les problèmes se révélant très différents les uns des autres et devant être traités rapidement. L’activité de syndic professionnel de copropriété est une activité de bureau et de terrain, une gestion efficiente de son temps est alors primordiale. Faire preuve de patience et d’une écoute des clients seront des atouts clefs pour obtenir de bons résultats.

Il sera aussi nécessaire d’être au fait des dernières évolutions législatives et réglementaires mais également des nouvelles technologies, pratiques du secteur et tendances (logiciels, appareils, modes comportementales, etc.) afin d’être en mesure d’offrir des prestations adaptées aux besoins des copropriétés et de rester concurrent avec les autres syndics.

2. Les conditions d’exercice

L’exercice d’une activité de syndic professionnel de copropriété nécessite un savant mélange de connaissances et d’aptitudes professionnelles ainsi que d’une certaine expérience du secteur. Ces dernières peuvent s’acquérir de la façon suivante :

a) Par le biais des études

Un large panel de formations permet d’acquérir connaissances et compétences nécessaires pour se lancer dans une carrière du secteur immobilier, que ce soit à travers son aspect juridique, comptable, commercial ou encore immobilier. Parmi ces formations on retrouve notamment :

  • Les BTS « immobilier » ;
  • Les DUT « carrières juridiques » ;
  • Les licences professionnelles en droit et gestion immobilière avec des spécialités telles que gestionnaire de l’habitat locatif ou habitat social, etc. ;
  • Les diplômes des écoles spécialisées telles que l’ESPI, l’EFAB, le CNAM ou l’ICH ;
  • Les masters professionnels spécialisés tels que « droit des opérations immobilières », « gestion de l’investissement immobilier et de la construction », « droit de l’urbanisme et de l’immobilier ».

La durée de ces études varie de l’une à l’autre, mais il est fortement recommandé d’avoir suivi une formation d’au moins bac +3 avant d’ouvrir sa propre agence, car une telle charge nécessitera de nombreuses responsabilités et un certain package de connaissances à posséder.

Malgré tout, la souplesse des études en France permet de compléter sa formation ou d’effectuer de nouvelles études tout au long de sa carrière afin de parfaire connaissances.

b) Une acquisition par la validation des acquis et expériences

Même s’il est possible de faire carrière dans le secteur immobilier sans formation diplômante, un syndic professionnel de copropriété doit malgré tout justifier d’une certaine expérience avant d’exercer :

  • Avec le baccalauréat : 3 ans d’expérience professionnelle dans une agence immobilière avec une activité de syndic professionnel de copropriété.
  • Sans diplômes : 4 ans d’expérience professionnelle dans une agence immobilière avec une activité de syndic professionnel de copropriété pour un cadre et 10 ans dans une agence immobilière avec une activité de syndic professionnel de copropriété pour un non-cadre.

3. Quel support pour les syndics de copropriété ?

Le secteur immobilier étant un secteur très vivant, il ne faut négliger ni la formation, ni l’expérience à acquérir. Ces deux points sont complémentaires et non opposés l’un à l’autre. De plus le secteur immobilier étant en constante évolution, il est obligatoire pour chaque syndic professionnel de suivre les évolutions législatives et réglementaires encadrant l’exercice de cette activité, la formation de syndic se poursuivant ainsi continuellement.

Face à de tels défis les syndics professionnels de copropriété ne sont pas seuls ! En effet, HYÖTY a acquis une expérience permettant d’apporter tout le support nécessaire aux agences travaillant en tant que syndic professionnel de copropriété, que ce soit face aux difficultés de contraintes administratives ou bien encore face aux problématiques juridiques, HYÖTY apportera une plus-value non négligeable, notamment par sa veille juridique ainsi que sa capitalisation de problèmes et situations précédemment rencontrés par le passé. Avec HYÖTY, vous formerez une équipe soudée et imbattable !

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